L'Opéra de Lyon accueille du 10 au 13 novembre les danseurs Mikhaïl Baryshnokov et Ana Laguna pour "Three solos and a duet" des chorégraphes Benjamin Millepied, Alexeï Ratmansky et Mats Ek.
A cette occasion, le journal Le Monde, dans son édition d'aujourd'hui, m'a proposé de présenter ce spectacle. Je vous invite à prendre connaissance de cette tribune.
Ensuite, il danse très peu en France. Il faut donc saisir l'occasion. Son parcours m'intéresse énormément. Depuis son départ d'URSS, en 1974, jusqu'à son installation à New York, il représente pour moi la liberté, celle de l'artiste et celle du créateur, qui rejoignent ici celle du citoyen et celle de la politique. Il n'a rien renié de lui-même tout en s'inventant encore et toujours, à plus de 60 ans aujourd'hui, une carrière véritablement originale.
Évidemment, je suis un habitué de l'Opéra de Lyon, qui s'est affirmé au carrefour du classique et du contemporain, en raison de mes fonctions au conseil régional. Mais fort heureusement, le plaisir de grands spectacles, d'interprètes hors normes, dépasse le travail. J'aime particulièrement des chorégraphes comme Jiri Kylian. Son sens de l'espace et son invention gestuelle me fascinent. Merce Cunningham, malheureusement disparu cette année, reste aussi pour moi un souvenir majeur. J'ai surtout apprécié sa façon de mettre en scène des danseurs autonomes pour former des figures d'ensemble.
L'émotion que me procure la danse est directe. L'exaltation des corps qu'elle met en jeu touche tout un chacun. Pas étonnant qu'elle rassemble un large public dans une société qui me semble aujourd'hui un peu bridée.







