samedi 7 novembre 2009

Mikhaïl Baryshnokov et Ana Laguna à l'Opéra de Lyon

L'Opéra de Lyon accueille du 10 au 13 novembre les danseurs Mikhaïl Baryshnokov et Ana Laguna pour "Three solos and a duet" des chorégraphes Benjamin Millepied, Alexeï Ratmansky et Mats Ek.

A cette occasion, le journal Le Monde, dans son édition d'aujourd'hui, m'a proposé de présenter ce spectacle. Je vous invite à prendre connaissance de cette tribune.



Cette soirée à l'Opéra de Lyon, avec le danseur Mikhail Baryshnikov, est un événement très rare à plus d'un titre. D'abord, Baryshnikov est un des derniers monstres sacrés de la danse, et avoir la chance de contempler cet interprète unique, entre classicisme à la Russe et modernité américaine, ne se rate pas.

Ensuite, il danse très peu en France. Il faut donc saisir l'occasion. Son parcours m'intéresse énormément. Depuis son départ d'URSS, en 1974, jusqu'à son installation à New York, il représente pour moi la liberté, celle de l'artiste et celle du créateur, qui rejoignent ici celle du citoyen et celle de la politique. Il n'a rien renié de lui-même tout en s'inventant encore et toujours, à plus de 60 ans aujourd'hui, une carrière véritablement originale.

Évidemment, je suis un habitué de l'Opéra de Lyon, qui s'est affirmé au carrefour du classique et du contemporain, en raison de mes fonctions au conseil régional. Mais fort heureusement, le plaisir de grands spectacles, d'interprètes hors normes, dépasse le travail. J'aime particulièrement des chorégraphes comme Jiri Kylian. Son sens de l'espace et son invention gestuelle me fascinent. Merce Cunningham, malheureusement disparu cette année, reste aussi pour moi un souvenir majeur. J'ai surtout apprécié sa façon de mettre en scène des danseurs autonomes pour former des figures d'ensemble.

L'émotion que me procure la danse est directe. L'exaltation des corps qu'elle met en jeu touche tout un chacun. Pas étonnant qu'elle rassemble un large public dans une société qui me semble aujourd'hui un peu bridée.

jeudi 5 novembre 2009

Ce soir, premier des Rendez-vous avec les Rhônalpins

Ce jeudi 5 novembre à Bourg-en-Bresse, venez à la rencontre d'Hervé Saulignac, de Najat Vallaud-Belkacem et de moi-même. Nous vous invitons à échanger sur le thème « Pour une autre croissance porteuse d’emplois ».

Rhône-Alpes compte de nombreux atouts permettant d'impulser cette autre croissance. Une croissance respectueuse, d'abord, de l'environnement et du développement durable. Une croissance qui s'appuie sur l'innovation aussi.

Avec son tissu d'entreprises investies dans la croissance verte, notre Région doit garder son avance. Eco-technologies, tourisme durable, économie sociale et solidaire, soutien aux filières en développement comme les énergies renouvelables, le solaire ou le bois : autant d'exemples qui font de Rhône-Alpes une véritable Eco-Région !

Pour tous ceux qui ne pourraient être présents, rendez-vous dès 20 heures sur www.uneregion-davance.fr ou sur Twitter pour suivre nos échanges avec les Rhônalpins !

Rendez-vous avec les Rhônalpins pour l'Ain
Jeudi 5 novembre à 20h
Bourg-en-Bresse (01000)
Salle des Fêtes, place de la Grenette
« Pour une autre croissance porteuse d’emplois »

mardi 3 novembre 2009

Premier Rendez-vous avec les Rhônalpins à Bourg-en-Bresse le 5 novembre

Je vous invite à nous rejoindre nombreux ce jeudi 5 novembre à 20 heures à Bourg-en-Bresse pour le premier "Rendez-vous avec les Rhônalpins" d'une Région d'avance.


Nous vous proposons d'échanger avec nous sur le thème "Une autre croissance porteuse d'emplois".

Ce Rendez-vous se tiendra à la Salle des Fêtes de Bourg-en-Bresse, place de la Grenette.

Comme vous le savez, j'ai choisi de lancer la campagne régionale qui précédera les élections de mars 2010 par 7 Rendez-vous, organisés ce mois de novembre dans les départements de notre Région.


A partir de ce dialogue avec les Rhônalpins sur les grands enjeux régionaux, nous construirons le futur contrat pour notre Région que nous présenterons début 2010. Les orientations jugées prioritaires par les citoyens au fil des débats seront publiées sur le site d'une Région d'avance. Vous pouvez également y exprimer vos points de vue, remarques et attentes.
C'est dans l'échange et la confrontation que naissent les idées neuves. Plus nous serons nombreux à ces Rendez-vous, mieux notre contrat répondra aux attentes des citoyens et aux enjeux de notre Région.

Je compte sur votre présence à ces 7 Rendez-vous avec les Rhônalpins. Venez témoigner, apporter vos idées et débattre avec notre équipe. Nos ambitions sont grandes.

Ensemble, dès à présent et pour Rhône-Alpes, prenons des idées d'avance !

jeudi 29 octobre 2009

"Juste la fin du monde" à la Comédie Française

J’étais hier soir à la Comédie Française. On y joue un spectacle mis en scène par Michel Raskine, le directeur du Théâtre du Point du jour à Lyon et un des metteurs en scène les plus talentueux de sa génération.


Juste la fin du monde – c’est le titre de la pièce – est un très beau spectacle. Le public et la critique ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, puisqu’ils lui ont décerné en 2008 le Molière du meilleur spectacle public. Le texte est de Jean-Luc Lagarce, mort prématurément du sida en 1995, à l’âge de 38 ans et dont l’étoile ne cesse de monter.

L’intrigue peut se résumer en quelques mots : après des années d’absence, Louis revient parmi les siens, avec l’intention de leur annoncer qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Parti à la ville pour y faire des études, il est désormais étranger à son milieu d’origine, populaire et très éloigné de la vie intellectuelle. Étranger et en même temps si proche, prêt à replonger dans le tourbillon des conflits familiaux... Mais on ne rattrape pas le temps perdu. Louis s’en retournera sans avoir réussi à confier son secret.

Servi par cinq acteurs formidables, Catherine Ferran, Laurent Stocker, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Pierre Louis-Calixte et par une mise en scène bouleversante de justesse et d’efficacité, Juste la fin du monde nous prend aux tripes dès la première réplique (« Plus tard, l’année d’après, j’allais mourir à mon tour. ») et ne nous lâche plus jusqu’à la dernière seconde.

C’est à propos de ce spectacle, auquel son épouse l’avait traîné dans un louable effort pour faire son éducation artistique, un vaste programme, que Nicolas Sarkozy a déclaré à des journalistes : « Ce n’est pas normal que l’on aille à la Comédie Française pour s’emmerder ! »… Décidément, Alain Finkielkraut a bien raison de dire que Nicolas Sarkozy est « le premier Président « post-culturel »…

En attendant, grâce à Michel Raskine, Jean-Luc Lagarce entre au répertoire de la Comédie-Française, et c’est très bien !!

mardi 27 octobre 2009

En Savoie se conjuguent culture et innovation

J’étais hier en Savoie, pour deux étapes consacrées à des sujets très différents, mais qui témoignent bien de la grande diversité de ce territoire !


La première étape était culturelle et chambérienne. Aux côtés de Bernadette Laclais, j’ai annoncé lors d’une conférence de presse, en Mairie de Chambéry, que la Région Rhône-Alpes lançait un grand appel à projets pour la commémoration, en 2010, de la réunion de la Savoie à la France. Nous soutiendrons des projets artistiques et culturels de qualité, qui pourront être diffusés auprès d’un large public. Au total ce sont 300 000 € que nous consacrerons à la célébration de cet évènement historique pour Rhône-Alpes ! Cette conférence de presse a aussi été l’occasion de prendre connaissance du programme riche et varié mis en place par la Ville de Chambéry et que je vous invite à consulter !

La seconde étape était économique et san-genestoise. Je me suis rendu à Saint-Genix-sur-Guiers, dans l’avant-pays savoyard, pour visiter l’entreprise Techci et rencontrer ses dirigeants. C’est une entreprise qui fabrique des circuits imprimés dont la plupart sont destinés à l’aéronautique et notamment aux avions Airbus. Cette entreprise fait d’ailleurs partie du Cluster Aeropsace… Ses 110 salariés détiennent un savoir-faire de grande qualité et surtout de plus en plus rare en France et en Europe. Nous avons évoqué avec les dirigeants les difficultés liées à la crise mais aussi à la concurrence que connaît l’entreprise et la nécessité permanente d’innover !

Enfin, j’ai terminé cette journée savoyarde à… Grenoble comme invité du jour pour le 19-20 édition Alpes de France 3. L’occasion d’évoquer cette journée mais aussi d’autres sujets régionaux comme les difficultés de la vallée de la Maurienne et les avancées que nous avons obtenues, ou encore les prochaines échéances électorales…

vendredi 23 octobre 2009

A Grenoble ce soir, un festival de rencontres !

Les « Rencontres-i », festival biennal, se proposent de faire se rencontrer l’art et la science. Depuis le 2 octobre dernier se sont succédés performances, conférences et expositions, en point d’orgue au travail mené tout au long de l’année par l’Hexagone de Meylan et le CEA de Grenoble au sein de l’Atelier Arts Sciences créé en 2007.


Pour clôturer en beauté ce festival original, je remettrai ce soir le Prix ARTS (arts, recherche, technique, science) qui cette année récompense les recherches de la Compagnie de théâtre « Les rémouleurs » et une équipe du CNRS pour la mise au point d’un écran de projection constitué de bulles de savon !

Quelques instants avant, j’aurai assisté au concert dégustation du Festival Le Millésime qui chaque année fait se rencontrer un vignoble et un musicien. En 2009, Joseph Haydn (1732 -1809), un des trois pères de la musique classique avec Mozart et Beethoven, est associé aux vins de Rhône-Alpes. Une belle fête qui mêle les talents de nos viticulteurs aux musiques de celui qui, avec sa pièce « La création », nous aura donné un des plus grands chefs d’ouvres de la musique.

Arts et sciences, musiques et vins, la rencontre est donc à l’honneur sur l’agglomération grenobloise !

Raymond Queneau disait « Avoir un système borne son horizon. N’en avoir pas est impossible. Le mieux est d’en posséder plusieurs ».

Alors merci et bravo à Antoine Conjard, l’instigateur des Rencontres-i et à Alain Gatheron, le maître de chais du Festival Le Millésime qui savent nous ouvrir tous ces horizons avec tant de talent et de passion !

jeudi 22 octobre 2009

Le siège de la région transformé en Eco-campus ?

Lors de l'Assemblée plénière du Conseil Régional aujourd'hui, j'ai proposé au Préfet de Région que le siège de la Région, qui sera laissé vacant après le prochain déménagement à Confluence, puisse accueillir des activités du futur pôle Eco-tech de Rhône-Alpes. Ce site deviendrait ainsi un Eco-campus, c'est à dire l'une des plateformes d'un grand pôle Eco-technologique régional.

Ce serait une première en France.

Ce premier Eco-campus dédié au Développement Durable regrouperait l’ensemble des acteurs, les grands groupes industriels, les PME, les grands organismes de recherche, les Universités et les Grandes Ecoles.

Il pourrait constituer un lieu de formation et d’expérimentation pour ce grand projet en faveur de la croissance et de l’emploi dans notre Région. Il créerait aussi les conditions d’un rassemblement des talents et des moyens qui sont nécessaires pour développer les technologies et les produits de demain.

J'ai souhaité formuler une deuxième proposition au Préfet de Région. Elle fait suite à l’annonce par le Président de la République de la réunion des Etats Généraux de l'industrie, sur la base de la proposition du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. La semaine dernière, le Ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a lancé la démarche à Bercy.

Nous élaborerons une contribution de Rhône-Alpes à ces Etats généraux. Et pour qu’ils ne restent pas un exercice intellectuel, il serait bien que puissent être mis sur pied des contrats de revitalisation industrielle sur des territoires comme la Maurienne, où nous comptons 32 % d’emplois industriels, et sur la vallée du Gier.

Il y a urgence à ce que la France se remette à l'heure industrielle, tout particulièrement en Rhône-Alpes.

Je vous invite à prendre connaissance du reportage de France 3 consacré à ces annonces (à environ 5 minutes 45) et de l'article du journal Le Progrès.